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Pourquoi faut-il aller voir Depwofondis de Max Diakok ?

Depwofondis - © Olga Schanen

"Prendre le temps d'écouter son âme" et laisser la place au libre arbitre dans cette société de consommation où tout va trop vite, tel est le message que nous adresse Max Diakok dans sa nouvelle création Depwofondis à laquelle j'ai assisté le 13 novembre dernier. Dans cette interview, vous en saurez davantage sur l'intention du chorégraphe, et nous vous donnerons également toutes les raisons d'aller voir cette pièce poétique que j'ai beaucoup apprécié.

Ecoutez l'intégralité de cette interview de Max Diakok, sur Parlons Danse.

Les réponses aux questions y sont plus amplement développées.

 

Ecouter l'interview :

 

Bonjour Max Diakok, quel est votre parcours artistique ?

Je suis danseur, chorégraphe et parolier. J'ai commencé la danse à 20 ans en autodidacte avec le Gwoka, la danse traditionnelle de la Guadeloupe. Ensuite, j'ai décidé de me professionnaliser à 30 ans en prenant des cours de danse: modern'jazz, danse moderne-ka, danse classique, danse contemporaine, danse de l'Afrique de l'Ouest.

Vous avez décidé,  par la suite,  de créer votre propre style de danse: l'Agoubaka - Que signifie ce mot ?

Agouba, en créole, veut dire supplément. Et le ka est l'instrument, le tambour - L'agoubaka est un supplément contemporain à la culture Gwoka.

Je suis parti d'une expression personnelle, et, avec mon parcours, j'ai cherché à redigérer différentes influences.

En 1995, vous créez la compagnie Boukousou. Comment fonctionne t'elle ?

Les interprètes changent en fonction des besoins et des demandes

Que signifie Boukoussou ?

Cela signifie: de la campagne. C'est en côtoyant l'univers des gens de la campagne que ma vocation artistique a émergé. La poésie qu'ils mettaient dans leur manière de s'exprimer, leurs danses m'ont inspiré. C'est une façon de leur rendre hommage.

Quel est le thème abordé dans Depwofondis ?

C'est la quête spirituelle de retour à soi, un cheminement de l'extériorité vers l'intériorité.

L'idée d'écoute de soi est votre vision de la danse ?

Pas seulement de la danse, de la vie. Nous sommes dans une société où nous sommes happés par la vie. Il faudrait être un peu plus à l'écoute de ses besoins, de sa nécessité intérieure. Prendre le temps de réfléchir pour agir.

La danse vous aide t'elle à être plus à l'écoute de soi ?

Je fais aussi du yoga et de la méditation. J'ai travaillé avec les danseurs dans cette direction, notamment avec des exercices de respiration.

Combien de temps a duré la création de Depwofondis ? Quelle a été votre manière de procéder pour construire cette pièce ?

La phase de prémontage a duré 1 an et demi. Je cherchais à me nourrir de lectures diverses: poèmes, lectures théoriques. Ensuite, nous sommes passés en studio avec les danseurs pendant  trois mois.

Pendant votre travail préparatoire aviez-vous écrit des choses, noté des mouvements ?

J'avais des idées éparses qui ont été structurées. Les mouvements sont venus au dernier moment, car ils sont plus aisés à trouver. Le plus difficile est de trouver l'univers. A partir de cet univers,  je sais ce qui doit être mis en avant. Il faut dire aussi que je suis parti d'éléments qui sont un peu récurrents dans mon travail. D'une pièce à l'autre je développe des thèmes. Ma précédente pièce Poulbwa ! Attention termites ! parlait de la société de consommation. Le fait que les individus sont un peu comme des marionnettes. Je suis parti du côté d'être happé par l'extérieur, être toujours en mouvement vers... et ne pas prendre le temps de regarder son âme.

Avez-vous travaillé avec la scénographe pendant le temps ou vous étiez en studio ?

Avant l'entrée en studio je lui ai communiqué certains éléments. Ensuite, j'ai préféré entrer dans le travail des matériaux, des idées. Ensuite, nous avons repris le travail en août.

Que représente le décor : les rideaux ?

Malanda Loumouamou a voulu faire une connexion entre l'environnement des personnages et le développement intérieur. Le décor évoque un espace de métamorphose qui change en fonction du cheminement des danseurs.

Deux danseurs vous accompagnent sur scène : Alexandre Atanga et Loïc Elice. Qu'est-ce qui vous a intéressé dans leur profil ?

J'ai fait une audition sur 2 jours où j'ai vu une quarantaine de candidats . J'ai été sensible à leur gestuelle, leur énergie, ils avaient un engagement assez fort. Leur univers est différent: plus physique, mais j'ai senti qu'il était possible de leur transmettre des choses. Je leur ai demandé d'improviser et les ai beaucoup fait travailler sur le côté dépouillé de la danse: le silence, la présence, l'immobilité afin de renforcer la profondeur de la danse.

Sur scène, vous êtes trois danseurs à la personnalité différente

Trois générations sont représentées sur scène. Loïc Hélice le plus jeune avec un style très actuel, Alexandre Atanga qui est dans la trentaine-quarantaine avec un look plus classique, et moi le plus âgé portant un costume. Cette idée a été suggérée par Claire Risterucci, la costumière.

Pour la musique vous avez été entouré de très grands musiciens.

Oui, j'ai confié la création musicale à Rico Toto qui est un magicien du son. Il travaille la musique électronique et arrive à la rendre humaine. C'est un réel plaisir de travailler avec lui.  Il a été très à l'écoute de mes besoins. J'ai également collaboré avec Alain Jean-Marie, célèbre pianiste, Franck Nicolas un trompettiste émergent, Marc Pandolf, percussionniste de gwo-ka et Jaklin Etienne chanteuse de gwo-ka traditionnel et évolutif. J'ai dû échanger avec tout ce monde.

Pensez-vous changer des choses dans le spectacle ?

Cela va très certainement évoluer. Mais, en gros, la structure est là.

Combien de temps pensez-vous faire tourner la création ?

Autant de fois qu'on nous le demande. Cela se fera en fonction de son succès. Le travail est  en pleine effervescence. Des programmateurs ont aimé et nous espérons que cela aura de bonnes retombées. La prochaine date est le 27 janvier 2015 au Vingtième théâtre - le 14 février à Saint-Denis et le 26 mars à Liverpool.

 

 

C'est à vous !

Avez-vous assisté au spectacle ? Qu'en avez-vous pensé ? Connaissiez-vous le travail de la compagnie Boukousou ?

Article de Catherine Jaleran publié le 20/11/2014

Depwofondis - © Willy Vainqueur   De gauche à droite: Max Diakok, Alexandre Atanga, Loïc Helice -  © Willy Vainqueur

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