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Etre à l'écoute de soi avec le Body-Mind Centering®

Body-Mind-Centering

Souffrir n'est plus une fatalité ! De nouvelles techniques pour se reconnecter avec son corps existent telles que Le Body Mind Centering®qui permet à tout un chacun, avec de la pratique et de la patience, d'acquérir un mieux-être. Rencontre avec Evelyne Le Pollotec, praticienne de BMC.

 

Catherine : Bonjour Evelyne, pouvez-vous présenter votre parcours ?

Evelyne Le Pollotec : Je suis danseuse, chorégraphe et praticienne de Body-Mind Centering®.

J'ai créé la compagnie Abel, au début des années 90, qui est une compagnie de danse contemporaine. Je suis implantée sur Aubervilliers et dans le 10e arrondissement de Paris. Je crée des spectacles jeune public comme "Sur le fil", "Chocolate squares",  "J'ai pas sommeil", "Drôle de maman".

Depuis deux ans, je propose des projets participatifs avec des publics qui sont divers, ça peut concerner aussi bien des familles - "Sous le ciel de… ",  des personnes hébergées et des familles -"Donne-moi la main", des personnes ayant un handicap psychique – "Le mouvement comme un art tissant de l'esprit" en partenariat avec différentes structures à Paris, en Ile de France.

Ce qui me plaît, c'est de travailler avec des publics différents ; des personnes qui n'auraient pas eu l'idée de faire de la danse contemporaine a priori.

Je propose aussi des projets de danse dans le cadre de la danse à l'école. Et là aussi, j'aime travailler la danse, le corps, l'imaginaire du corps sur des projets portés avec d'autres personnes (des enseignants, des artistes, des conseillers pédagogiques…) et qui ouvrent le potentiel créatif jusqu'à la transdisciplinarité.

Ces dernières années j'ai proposé à Aubervilliers, des ateliers d'improvisation et de composition en direction des enfants, et nous produisons des performances dans des lieux insolites : les marchés, les maisons de retraite, des ateliers d'artistes, un chantier, une bibliothèque, une piscine…

Catherine : C'est une manière de réfléchir différemment

E. Le Pollotec : Oui, de réinventer les lieux. De les donner à voir différemment, de les percevoir et de les vivre différemment…

Je suis également en train de travailler sur une nouvelle pièce, avec une danseuse et un photographe - un solo de danse et vidéo "Obscurité lumière" – Inspiré par le cinéma et notamment un film d'animation en noir et blanc. Ce sera une sorte de court métrage dansé, qui là encore est envisagé pour être joué dans des lieux insolites…

Catherine : Combien de personnes font partie de la compagnie Abel ?

E. Le Pollotec : Nous sommes un noyau d'environ trois personnes. Après, le nombre varie en fonction des projets : peintre, plasticien, musicien, danseur (se).

Catherine : Vous êtes également praticienne de BMC. En quoi consiste cette technique ?

E. Le Pollotec : Body-Mind Centering®signifie centrage –corps- esprit. C'est une approche somatique de l'intelligence du corps par le mouvement et le toucher.

 J'ai découvert cette technique avec Vera Orlock au Théâtre Contemporain de la Danse à Paris, dans les années 90 lors d'une formation pour les danseurs sur les Release Techniques. Patricia Brouilly, fondatrice de l'association Canal Danse, était alors responsable pédagogique. Les formations duraient à ce moment-là trois mois.

J'ai ensuite suivi régulièrement cette pratique pendant plusieurs années lors des venues de Vera en France. Puis j'ai fait la formation professionnelle de praticiens lorsque celle-ci s'est installée pour la première fois en France en 2006. J'ai été certifiée Praticienne en 2010.

Le Body-Mind Centering est un travail corporel, mais n'a plus rien à voir avec la danse, dans le sens où nous ne sommes plus dans une stylistique particulière mise en place par une personne à un moment précis dans l'histoire de la danse ; et en même temps cette approche du corps s'inscrit complètement dans la pensée d'une certaine danse actuelle, qui s'envisage à partir du vécu corporel du danseur qui produit une danse sensorielle.

Bonnie Bainbridge Cohen, qui a créé cette technique venait du milieu de la danse et du milieu médical. Au début, elle a travaillé essentiellement sur le système squelettique et musculaire, puis peu à peu a intégré les autres systèmes dans sa recherche et son enseignement  - les organes, les nerfs, les liquides, les glandes, le système immunitaire, les sens, jusqu'à s'intéresser au développement embryonnaire – qui est à l'origine, à la source du développement du corps humain.

Le BMC permet de trouver une conscience plus fine de son corps, de mieux comprendre quelles sont nos habitudes de fonctionnement, et d'ouvrir, d'acquérir de nouvelles capacités. Cette connaissance de soi conduit vers un meilleur usage de son corps, ce qui permet d'éviter les blessures.

C'est une pratique qui s'adresse tant aux danseurs, qu'aux comédiens, musiciens, circassiens, mais aussi elle intéresse toutes les personnes qui sont impliquées dans les professions de l'éducation, du soin, de la petite enfance, du handicap, et tout un chacun ayant le souhait, le goût d'un mieux-être et d'une meilleure connaissance de soi.

Catherine : D'après ce que vous dites, cette technique implique de lâcher prise. Quels conseils donneriez-vous aux personnes qui sont constamment dans le mental ?

E. Le Pollotec : Si on est sans cesse dans le mental, on se fatigue,  le système nerveux est trop sollicité.   C'est par une pratique corporelle régulière de l'apprentissage de la conscience du corps qu'on peut arriver à changer progressivement ses habitudes. Il faut en avoir le désir et une certaine rigueur, un certain suivi dans sa pratique. La respiration, la visualisation sont des éléments importants dans l'action de lâcher prise.

Catherine : Sentez-vous qu'il y a plus d'engouement pour ce genre d'approches sur le corps ?

E. Le Pollotec : Le champ de l'éducation somatique s'ouvre de plus en plus – Il est désormais intégré dans la formation du  professorat de danse ainsi que dans les études du danseur au sein des conservatoires. Il est évident que les jeunes danseurs actuels ont eu à un moment donné de leur parcours,  accès à ces techniques (Analyse du Mouvement Dansé, Feldenkrais…).

En dehors du champ de la danse, plus globalement dans la population en général, il apparait qu'il y ait un véritable engouement pour ces approches actuellement.

 

Visitez le site de la Compagnie Abel.

Voir la fiche de la Compagnie Abel.

Article de Catherine Jaleran publié le 12/11/2013

Evelyne Le Pollotec    

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