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David Khalifa: l'électron libre

David Khalifa

"J'irai au bout de mes rêves" cette chanson retrace bien le parcours et témoigne de la volonté de David Khalifa de s'épanouir et vivre du métier de danseur malgré les obstacles. Son histoire de vie force le respect et c'est avec sincérité et humilité qu'il me l'a racontée. Peu lui importe qu'il soit considéré comme un rebelle, David avance et travaille à l'instinct. Je vous invite à le découvrir.  

 

Catherine: Où as-tu appris à danser ?

David Khalifa: J'ai appris à danser dans la rue et en regardant la télévision. Petit, j'adorais regarder les clips avec mon frère jumeau et nous inventions des chorégraphies. Nous étions très proches et mon envie était que nous dansions ensemble lorsque nous serions plus grands. J'étais attiré par la danse contemporaine et les ballets classiques.

C: Peux-tu nous retracer ton parcours artistique ?

DK: A l'âge de 15 ans, je me suis inscrit à des cours de rock acrobatique que j'ai arrêté au bout d'un an. Parallèlement à la pratique de la danse, je travaillais avec mon père dans la restauration de bâtiments. Les relations avec mon papa étaient très conflictuelles car il n'acceptait pas mon côté artistique. Donc, je me suis vu contraint de quitter le foyer familial pour suivre mes désirs.

Pour subvenir à mes besoins, j'ai travaillé en intérim de 16 ans à 18 ans. Je fréquentais beaucoup de lieux à la mode et j'ai découvert la danse dans un bar qui s'appelait "The O'liver" à Montpellier et qui passait toutes sortes de musiques: salsa, bachata, West coast swing, kizomba. Mon apprentissage a débuté par le zouk car c'était une danse facile d'accès pour moi. Je me formais à la danse en regardant beaucoup de vidéos et en participant à des soirées. C'est comme cela que j'ai découvert le West Coast Swing.

A 19 ans et demi, j'ai eu l'envie de voir du pays. Donc, je suis parti avec mon sac à dos pour faire le tour de la France, la Suisse et l'Espagne. C'était une très bonne occasion d'enrichir ma danse.

En juin 2011, je m'envole pour les Etats-Unis et je participe à ma première compétition de swing: le Liberty Swing (New Jersey) dont je suis arrivé 5e sur 200 compétiteurs. J'en garde un très bon souvenir car j'y ai fait de très belles rencontres ; notamment des danseurs de hustle. J'ai également participé à d'autres compétitions: le Chicago classic à Chicago ainsi qu'au MADjam à Washington organisé par Markus Smith que j'avais rencontré en France.

Puis, lors d'un déplacement à Cannes, je rencontre Maxence Martin (champion de WCS) et je me vois proposer par sa belle-famille de développer pendant 6 mois le WCS à la Réunion. Peu de temps après mon arrivée dans l'école l'effectif est passé de 5 à 60. Je me déplaçais partout sur l'île pour enseigner et j'organisais aussi des flashmobs.

Tout se passait bien jusqu'à ce que je sois victime d'un accident de moto. J'avais de graves brûlures qui nécessitaient une hospitalisation d'urgence. J'y suis resté jusqu'à ce que je sois suffisamment rétabli pour rentrer chez mes parents à Montpellier. A mon retour, j'ai ressenti le besoin de m'isoler et je suis resté cloîtré pendant 2 mois dans une petite pièce où je pratiquais du bouddhisme. J'ai repris le WCS en 2013 malgré mes blessures.

Voyageur dans l'âme je pars pour Toulouse et y rencontre Paco Mas, organisatrice d'évènements et professeur dans une école de danse où j'ai enseigné pendant quelque temps. Ensuite, je pars pour Los Angeles en décembre 2013 et participe au Palm Springs Swing Dance Classic & Dance Camp. J'arrive 2e en Intermédiaire.En janvier 2014, je pars en Aveyron durant 2 mois prendre des cours en danse contemporaine avec Sylva Ricard afin d'enrichir mon vocabulaire.

Et puis, lors d'un stage de WCS à Marseille, je fais la connaissance d'Armando del Bene, ancien champion de rock acrobatique, qui me propose d'enseigner à Paris.

Mon parcours artistique est jalonné de rencontres enrichissantes, dont celle de Gérard Louas, Maître de danse qui a lancé le WCS en France, et propriétaire de l'école Dancenter. Il a mis fin à sa carrière car il était dans le WCS Old School. Cela me fait plaisir de l'entendre dire que, grâce à moi, il a retrouvé ce qu'il aimait dans le WCS. C'est mon binôme. Je le considère comme mon papa de la danse.

J'ai également joué dans des comédies musicales: Le roi David et Showbiz.

C: Quelle est ta méthode d'enseignement ?

DK: Tout d'abord, j'apprends à mes élèves à bouger sur la musique, à comprendre le rythme. Ce qui m'intéresse c'est de savoir ce qu'ils veulent exprimer par la danse. Je veux découvrir leur personnalité à travers la danse. Ensuite, nous apprenons les pas et incorporant le ressenti. Les basiques sont les plus importants lorsqu'on est débutant.

C: Que souhaites-tu exprimer à travers ta danse ?

DK: La liberté. Pouvoir être ce que l'on voudrait être dans la vraie vie. J'ai mon propre style que certains qualifient d'atypique. Dans le milieu, mon surnom est le Rebelle ou l'Electron libre car j'aime prendre des risques en danse.

C: Quels danseurs t'inspirent ?

DK: Benji Schwimmer (champion de WCS) et Patrick Swayze. Tous deux sont des danseurs de grand talent.

C: Comment envisages-tu l'évolution de ta carrière ?

DK: Je souhaite être reconnu pour ce que je donne et non être connu pour ce que j'ai pu faire. Je me donne le temps de voir si je suis fait pour ce métier et si je peux en vivre. J'aimerais avoir mon école, organiser des évènements, former des élèves.

C: Quel est le plus beau compliment que l'on t'ait fait ou que l'on puisse te faire ?

DK: On m'a dit que j'étais beau à regarder dans ce que je dégage: un côté à la fois doux et explosif. Egalement, que j'avais réussi à faire reprendre goût à la danse.

C: Comment continues-tu à te former en danse ?

DK: Je vais à la rencontre d'autres styles car j'aime la découverte.

C: Qu'est-ce-qui fait évoluer ta danse ?

DK: Mon vécu personnel enrichi ma danse

C: Que représente la danse pour toi ?

DK: Un moyen d'exprimer ma liberté et mon esprit de contradiction

 

Merci David pour ta gentillesse, ta sincérité et ta disponibilité !

 

Retrouvez David Khalifa pour des cours de West Coast Swing tous les mercredis à l'école Dancenter de 20h30 (niveau débutant) à 21h30 (niveau intermédiaire).

 

 

A vos plumes !

Connaissiez-vous le West Coast Swing ? Comment trouvez-vous cette danse ? Avez-vous déjà assisté à une compétition de West Coast Swing ?

Dites-nous tout !

 

Article de Catherine Jaleran publié le 03/02/2015

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