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Compagnie de danse contemporaine : De Rêve en Art

Compagnie de danse contemporaine : De rêve en Art

Andréa Baptiste et Julie Larquier font partie de cette nouvelle génération de danseuses contemporaines qui ont des choses à dire et n’hésitent pas à les exprimer. Formées avec de grands noms de la danse elles ont obtenu leur diplôme d’état de professeur de danse jazz et contemporaine et enseignent avec passion. Depuis un an, une nouvelle aventure riche en découvertes s’ouvre à elles avec la création de leur compagnie de danse de Rêve en Art.

 

Dap.fr : Bonjour Julie et Andréa, pouvez-vous nous présenter votre parcours ?

Bonjour, je m'appelle Julie Larquier, danseuse dans la compagnie de Rêve en Art. Je suis montée à Paris pour suivre des cours de danse Jazz et Contemporaine à l' Espace Pleïade avec de grands noms de la danse tels que Sadok Kechana, Raza Hamadi, Kada Ghodbane et passer le diplôme d'état que j'ai obtenu il y a un an maintenant. Cette formation m'a permis de rencontrer Andréa, qui à l'issue de notre formation a eu le projet ambitieux et courageux de monter sa compagnie. Elle m'a demandé si cela m'intéressait de danser avec elle : j'ai tout de suite dit oui, car, pour moi, c'était évident. Donc, cela fait un an que nous travaillons ensemble sur ce projet avec notre première pièce "Esse".

Bonjour, moi, c'est Andréa Baptiste, danseuse et chorégraphe dans la compagnie de Rêve en Art.

La danse est une réelle passion qui est là depuis toujours. Mon parcours de danseuse commence dès l'âge de trois ans. J'ai débuté par la danse classique et poursuivi par le moderne et contemporain. A mes dix-huit ans, je suis d'abord partie pendant un an, sur Montpellier, en école professionnelle où j'ai obtenu mon EAT (Examen d'aptitude technique au diplôme professionnel de danse) pour ensuite partir suivre une formation professionnelle à la scène à l'école Mondap'art avec Marco Cattoï et Alain Gruttadauria. Je souhaitais me former à être danseuse.

Ensuite, comme quoi le hasard fait bien les choses, j'ai passé un concours de danse à la CND  (Confédération Nationale de Danse) que j'ai remporté et, dans le jury, il y avait Sadok Khechana le directeur de l'Espace Pleïade Paris qui m'a invité à venir dans son école. D'où coup, j'ai atterri à Paris dans la même promotion que Julie où j'ai passé durant deux années les UV et la pédagogie.

Cela fait un an que j'enseigne. C'est un univers qui me passionne tout autant, car j'en retire énormément de choses, mais il y a un autre côté qui fait que j'avais envie de plus. Rapidement, j'ai ressenti le besoin de monter une compagnie. Il fallait commencer par une pièce dont l'idée m'est venue instinctivement, presque comme un rêve. Du coup, j'ai demandé à Julie de bien vouloir me faire l'honneur de danser avec moi. Nous avons fini de monter la pièce fin janvier et c'est la troisième fois que nous avons l'occasion de la présenter. C'est une expérience très riche et géniale avec beaucoup de hauts et de bas, car au-delà d'être chorégraphe il faut savoir bien communiquer et frapper aux bonnes portes pour arriver à se faire connaître. Cela se fait tout doucement. Mais ce qui fait surtout du bien c'est d'entendre des professionnels nous dire de ne pas lâcher et de croire en soi ! Car malgré les bas il faut garder l'énergie ! Je pars du principe que lorsqu'on a des choses à dire il faut les dire et ne pas se mettre des barrières par gêne ou par pudeur. Je ne souhaite pas avoir des regrets dans ma vie. C'est un tout petit bout de chemin qui commence tout doucement, mais sûrement !

Dap.fr : Que signifie le titre de la pièce : Esse ?

J. Larquier : Cela se prononce Essé.

A. Baptiste : Esse veut dire "être" en latin. C'est le thème général de la pièce : être soi, devenir soi. Nous sommes encore jeunes sans expérience de vie. Et donc on se cherche forcément. Et c'est vrai que la quête du soi est infinie, car je pense qu'à l'âge de quarante ans des personnes se cherchent encore. Moi, c'est un sujet qui me touche énormément, car on ne se trouve presque jamais. A la fois c'est délicieux, car cela permet de toujours découvrir de nouvelles parties de soi et en même temps c'est dur, car on ne sait jamais qui l'on est et l'on se pose beaucoup de questions.

C'est un thème universel qui me parle énormément : devenir soi. Un jour une dame m'a dit tout simplement "Deviens, qui tu es". Et là, je me suis dit "mais c'est fou comme cette phrase veut tout dire !" parce que chacun d'entre nous a quelque chose à dire et il faut lui donner la possibilité de sortir. Mais c'est un tel travail !

J. Larquier : C'est le travail d'une vie.

A. Baptiste : Nous avons tant bien que mal essayé de traiter, dans cette pièce, ce sujet très vaste .

Dap.fr : Sur la scène vous avez disposé des bandes de scotch en colonnes. Quelle en est la signification ?

A.Baptiste : Nous sommes parties dans l'idée de colonnes imaginant qu'elles soient en quelque sorte le piano de l'âme : les touches de l'être. Toutes ces colonnes représentent les diversités et les richesses que chacun a en soi et l'on passe d'une colonne à l'autre. Nous nous sommes imaginées, Julie et moi, que nous formions la même entité et pour devenir soi il faut très souvent aller aux extrêmes de ce que l'on est pour retrouver l'équilibre. Pour être juste.

J. Larquier : Pour être en accord avec soi même. On se cherche.

A. Baptiste : Ces deux extrêmes qui sont dans le conflit s'étirent et se cherchent en même temps, car elles ne peuvent pas rester séparées.

Dap.fr : Avez-vous appris le langage chorégraphique durant vos études ?

J. Larquier : Il y a une grande différence entre Andréa et moi.Je considère que tout danseur, professeur de danse, ne peut pas être chorégraphe. Pour être chorégraphe, choisir un thème, monter une pièce, ce sont des choses que l'on a en soi. C'est une évidence. Je sais que, pour avoir travaillé avec Andréa pendant toute l'année, je suis incapable de faire ce qu'elle fait. Moi, je suis plutôt dans l'interprétation de ce qu'elle propose en recherchant la précision, le mouvement juste. Mais on n'apprend pas être chorégraphe, parce que c'est quelque chose que l'on porte en soi ou non.

Lors de notre formation, notre directeur pédagogique nous disait tout le temps : "L'on ne naît pas pédagogue on le devient avec le temps". Et je pense qu'être chorégraphe c'est la même chose : ce quelque chose est déjà en soi et s'améliore avec le temps. Ce n'est pas donné à tout le monde d'avoir ces évidences et d'arriver, uniquement avec le corps, à traiter un sujet de la vie quotidienne.

Je pense que pour arriver à avoir cette imagination et cette créativité il faut l'avoir en soi. Parce que parfois certaines personnes ont des choses à dire, mais ne peuvent l'exprimer. C'est mon cas, par exemple, qui ne m'exprime que par rapport à ce que les autres me donnent.

Dap.fr : Andréa, ton travail chorégraphique passe t-il par l'écriture ?

A.Baptiste : En fait, cela va sembler un peu bizarre ce que je vais dire, mais les idées me viennent en rêve. J'ai un peu l'impression que mon cerveau ne s'arrête jamais !

Je travaille beaucoup à l'instinct. Je ne me pose pas de questions : je mets la musique et je sais, moi, ce que je veux dire. Par contre, il y a des jours où les idées ne viennent pas.

J. Larquier : C'est un art dont le sujet est les sentiments et parfois pour une raison de baisse de forme ou de moral ça ne sort pas. C'est comme pour un interprète : quand parfois ça ne passe pas dans le corps on laisse reposer pendant une journée et le lendemain tout passe du premier coup. Nous ne sommes pas maîtres de notre corps et de notre créativité. Cela serait beaucoup trop facile !

A.Baptiste : Voilà, je ne peux pas l'expliquer, mais ça vient. Quand ça veut, mais ça vient et tant que cela viendra j'essaierai de mettre en pratique tout cela. Et quand ça ne viendra plus, eh bien, j'arrêterai !

Dap.fr : Nous n'y sommes pas encore !

A.Baptiste : Je touche du bois, car j'espère que cela viendra encore pendant un moment !

Article de Catherine Jaleran publié le 23/07/2013

Julie Larquier & Andréa Baptiste    Julie Larquier & Andréa Baptiste    Andréa Baptiste

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