Catégories

- Podcast (7 articles)
- Biographie (4 articles)
- Divers (47 articles)
- Films sur la danse (5 articles)
- Forme (5 articles)
- Jeux - Concours (16 articles)
- Lecture (4 articles)
- Lieux (5 articles)
- Rencontres (31 articles)
- Sorties (11 articles)
- Spectacles de danse (44 articles)


Bannière UFUD 2


Blanca Li - Danseuse touche-à-tout

Photo Blanca Li

Il n'y a rien que Blanca Li n'est encore fait, gagné, produit, dirigé, aimé dans le monde de la danse. Elle est partout. Et cette danseuse rencontre encore des choses pour lesquelles se passionner. Elle fut récemment directrice chorégraphique du dernier film de Pedro Almodovar "Los Amantes Pasajeros".

 

[Avec l'aimable autorisation du magazine espagnol "La Monda" pour m'avoir permis de traduire l'interview en français / Gracias a la revista "La Monda" que permitio que traduzca la entrevista en frances].

 

LM : Il est difficile pour nous de te classer dans une catégorie. Danse, cinéma, art… C'est tout à la fois. Arrêteras-tu ton choix sur une de ces disciplines ?

Je m'intéresse à tout. Je suis une artiste pluridisciplinaire mais il est certain que le fil conducteur qui relie toutes ces disciplines est la danse. La danse a toujours été la clé qui m'a ouvert toutes les portes et celle qui m'a guidée vers les chemins des autres arts et dans les rencontres avec d'autres artistes.

LM : Aimes-tu les mots ? Peut-on dire autant de choses avec le corps qu'avec les mots ?

Oui, j'aime les mots. J'aime les gens qui écrivent et il ne fait aucun doute que c'est une des manières les plus complètes d'exprimer les émotions et les sentiments. La danse me plaît, car c'est un langage universel qui permet de parcourir le monde avec le même spectacle mettant de ce fait en relation des gens de cultures différentes qui partagent ensemble des émotions. Ainsi, le langage n'est pas une barrière. Nul besoin de traduction.

LM : Avec tout ce que tu as fait, ton CV donne un peu le tournis. Te rappelles-tu déjà t'être ennuyée ?

Non, nous étions nombreux à la maison. J'ai sept frères et les amis de chacun d'entre eux venaient jouer à la maison. Nous le vivions très bien et il restait peu de place pour l'ennui. Pour tout vous dire : dès que j'ai une minute de libre une foule d'idées me trottent dans la tête.

LM : En ce moment, qu'est-ce qui suscite ton intérêt ?

Beaucoup de choses m'intéressent. En réalité tout ce qui peut m'inspirer m'intéresse mais également des choses plus simples comme celles d'apprendre à cuisiner un nouveau plat.

LM : Tu es de Grenade. Une de mes amies grenadines dit que ce qui caractérise la ville est la mélancolie. Ce soupir de Boabdil. Es-tu d'accord ?

Oui, cette ville a une histoire très forte ce qui lui confère une ambiance particulière et unique. Mais la mélancolie ne représente qu'une partie de cette histoire. Pour moi, ce qui caractérise avant tout Grenade est l'esthétique, le mélange des cultures juives, musulmanes et chrétiennes avec un esprit "humaniste".

LM : Après avoir fait partie à douze ans de l'équipe nationale de gymnastique tu es partie étudier à New York à dix-sept ans. Qu'as-tu ressenti lors de ta première nuit ?

Waouh ! Ce fut un choc. Même de nos jours je pense que cela représente une expérience incroyable à vivre pour un jeune. New York est une des villes les plus cosmopolites du monde et il y règne une énergie extraordinaire. Ce qui continue de me plaire à New York est le fait que tu sentes New-Yorkais. Ce qui n'est pas le cas dans d'autres villes où tu continues de te sentir étrangère bien que tu y vives déjà depuis plusieurs années.

LM : Harlem, la naissance du rap… Peux-tu nous parler de tes années passées là-bas ?

Le rap était partout dans les rues et l'on commençait à voir des danseurs ici et là. Je me souviens des breakers, ceux qui dansaient l'Electric Boogie avec leurs gants blancs. Michaël Jackson fut une grande source d'inspiration pour eux. Je passais par Manhattan et à chaque fois que je les rencontrais je m'arrêtais les regarder durant des heures. Les danseurs et les DJ' s firent rapidement leur apparition à la télévision et les styles commencèrent à évoluer. Il y avait déjà un danseur de hip-hop dans mon premier spectacle.

LM : Aimes-tu les comédies musicales ?

J'aime tout ce qui invite les gens à se divertir en dansant ou en regardant les autres danser. De la danse la plus réfléchie à la plus extravagante. J'aime les modes qui se focalisent sur une danse comme le Gangnam Style ou les Harlem Shakes.

LM : La scène de la danse que nous avons pu voir dans le nouveau film de Pedro Almodovar "Los Amantes Pasajeros" est brutale. Quelle part de comique est-il possible d'accorder à la danse ?

La danse peut être très comique ou sérieuse. La décision appartient à l'interprète ou au chorégraphe. Dans mon cas, elle n'est pas toujours comique, tout dépend de ce que je suis en train de raconter. Mais quand l'envie me prend de faire de l'humour je ne m'impose aucune limite. C'est dans ma nature.

LM : Je n'essaie même pas d'établir une liste de tous les prix que tu as gagnés. Est-ce que cela t'impressionne toujours de recevoir un prix ou as-tu fini par t'y habituer ?

Non, on ne s'y habitue pas. C'est toujours un plaisir de recevoir un prix et par-dessus tout c'est un plaisir de savoir que les gens apprécient ton travail. Partager est l'aspect le plus gratifiant que m'offre mon métier.

LM : Aristote a dit : "Tous ou presque tous distinguent l'âme par trois de ces attributs qui sont : le mouvement, la sensation et l'incorporéité" Est-ce que la danse représente l'âme ?

Par-dessus tout ! La danse sans âme n'a aucun intérêt.

LM : Complète la phrase : l'expression artistique comme moyen de défendre…

La diversité, la singularité et le respect des cultures différentes.

 

Journaliste : Ane Guerra.

 

Photo couverture : © Magali Bragard

 

Visiter le site de La Monda.

Visiter le site de Blanca Li.

Visiter le site du photographe Ali Mahdavi.

Article de Catherine Jaleran publié le 08/05/2013

© Ali Mahdavi   © Magali Bragard   © Ali Mahdavi

Vous recherchez un professeur de danse pour une animation privée ou professionnelle : soirée d'entreprise, anniversaire, EVJF, fête associative... Intervention en tout milieu : scolaire, hospitalier...

Contactez l'équipe d'Unefeteundevis.com !

D'autres articles à découvrir :

Rencontre de Marion, élève danseuse flamenco
Aborder l'interprétation d'un rôle en 3 étapes
La Compagnie Pockemon Crew
Danser le New Style avec Nathalie Lucas
Compagnie de danse contemporaine : De Rêve en Art
Le Dancing Football, où l'art de danser avec un ballon.

2 commentaires


Dance on air le 16/05/2013

J'ai vu récemment Elektro Kif à Paris et j'ai adoré. J'admire ce dynamisme permanent !


Catherine de DanseraParis.fr le 16/05/2013

Tout à fait ! Il n'y a aucune raison de se laisser enfermer dans une case.


Laissez un commentaire

2012 - 2019 © DanseraParis.fr - Tous droits réservés.