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Alvin Ailey American Dance Theater, Passionnément !

Compagnie Alvin Ailey American Dance Theater au Théâtre du Châtelet - © Catherine Jaleran

Je dois l'avouer, j'ai craqué… Il était inconcevable pour moi de ne pas aller voir danser la Alvin Ailey American Dance Theater tout en sachant qu'elle se produisait à seulement quelques kilomètres de chez moi. D'autant plus que sa dernière venue date de 2009… Bien m'en a pris, car comme d'habitude, je n'ai pas été déçue !

La représentation du 18 juillet eut lieu au Théâtre parisien du Châtelet dans le cadre des Etés de la danse. C'était un peu particulier, car il s'agissait d'une rencontre-spectacle.

Yannick Lebrun, un des danseurs de la compagnie depuis 2008 d'origine guyanaise était notre maître de cérémonie. Il a relaté brièvement la vie d'Alvin Ailey et parlé de la compagnie de danse contemporaine.

En résumé, la Alvin Ailey American Dance Theater composée de 30 danseurs s'est produite dans 71 pays devant 23 millions de spectateurs, 200 pièces ont été composées rien que pour elle par plus de 80 chorégraphes. Elle voyage beaucoup, car elle passe 9 mois de l'année sur les routes.

En 2004, l'Alvin Ailey American Dance Theater a inauguré une grande école de danse ouverte à tous l'Ailey Extension à New-York. Il est possible d'y suivre plus de 80 cours : danse contemporaine, danse classique, zumba… Il existe une autre compagnie la Alvin Ailey II composée de 12 danseurs créée en 1974.

Pour plus d'informations, je vous invite à lire l'article publié sur Alvin Ailey dans la catégorie Biographie.

J'ai eu le plaisir de voir trois ballets : The Hunt, Takademe et Revelations.

Calez-vous bien dans vos fauteuils, place au spectacle !


The Hunt (2001) – Durée : 13mn

Ce ballet présenté à Paris pour la première fois était dansé par six danseurs habillés d'une longue jupe ouverte noire et rouge. Cette jupe de matière satinée me faisait penser à une cape de torero.

Chorégraphie : Robert Battle

Musique : Les Tambours du Bronx – Jungle Jazz, Les Boulets Se Rebiffent et Black Bull.

Par ce ballet, Robert Battle a voulu évoquer le côté prédateur de la nature humaine et la joie que l'on ressent lorsque l'on se prépare en groupe pour une partie de chasse.

L'interprétation était vraiment très intense et énergique. Les danseurs occupaient tout l'espace en se déplaçant par des sauts, de grandes enjambées ou des pas de course. Leurs corps toujours en contraction ajoutaient de la force au ballet. En fait, les mouvements de ce ballet mélangeaient des attitudes très masculines et d'autres plus féminines.

Pour ajouter plus de puissance, ce ballet était dansé sur trois titres de musique des Tambours du Bronx. C'était une totale découverte pour moi. Et quelle découverte, j'en avais le cœur qui battait la chamade ! La musique était puissance, obsédante presque mystique. Particulièrement Jungle Jazz qui me faisait penser à une musique sacrificielle. Du coup, je me suis sentie à la fois très attirée par ce que je voyais, et très mal à l'aise.

Ce ballet était vraiment très captivant tant au niveau de la chorégraphie, de la musique et du décor rouge sombre.



Takademe (1999) – Durée : 3mn

Ce ballet présenté pour la première fois à Paris était un solo dansé par un homme sur du Kathak. Il s'agit d'une danse indienne interprétée sur une succession de sons répétitifs.

Chorégraphie : Robert Battle

Musique : Sheila Chandra – Speaking in Tongues II

Danse très énergique tout en sauts et ondulations du corps entrecoupée de passages plus lents comme pour permettre au danseur de reprendre son souffle pour repartir de plus belle.

Tout comme la musique était une succession de sons qui se répétaient, le danseur dansait plusieurs fois de la même manière sur un extrait. Afin de pouvoir recommencer sa chorégraphie sur le même morceau, celui-ci faisait mine de rembobiner la bande afin de reprendre depuis le début (pas facile d'expliquer une chorégraphie. J'ai essayé d'être le plus clair possible...)

J'ai trouvé cela assez amusant. Il faut dire que j'en avais quelque peu besoin après les émotions ressenties dans le premier ballet…



Revelations (1960) – Durée : 38mn

Et voilà le mythique ballet qui conféra à Alvin Ailey une reconnaissance internationale.

Chorégraphie : Alvin Ailey

Ce ballet qui évoque tout à la fois la joie, l'espérance, la foi et la tristesse est interprété sur de la musique negro-spirituals.

Il comprend trois parties qui alternent entre chorégraphies solennelles exprimées par des musiques tristes, des décors sombres, des expressions graves sur les visages des danseurs et leur corps comme pris de convulsions, et d'autres, plus joyeuses, traduites par des danses plus chaloupées et des visages qui expriment l'allégresse. Plus particulièrement le final Rocka My Soul qui invite le spectateur à se lever et danser !



Le spectacle était de qualité même si j'ai pu noter, par moments, des manques de synchronisation des danseurs.

Si cette compagnie passe non loin de chez vous, je vous recommande d'aller la voir ! Les chorégraphies sont abordables à tout un chacun. La preuve en est, des enfants étaient venus assister à cette représentation.



Spectacle de danse Paris.

Article de Catherine Jaleran publié le 23/07/2012

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